Écho de la Vède


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Libres !

Histoires d'hommes...
L'individu est libre et donc responsable de son comportement. Il est un fait indéniable également qu'on ne fait pas ce que dicte un programme, une essence ou une destinée, on fait ce que l'on projette librement. C'est ainsi, c'est dans sa nature, l'homme est comme ça !
Excusé par la nature humaine ou individuelle, l'individu se donne le droit d'être égoïste, paresseux, avide de pouvoir et d'argent, vindicatif, jaloux, maniaque… ouf !
De la même manière, la plupart se laisse souvent enfermer dans un groupe et prend alors les caractéristiques arbitraires de ce dernier, c'est renier une part de sa personnalité, c'est se confiner dans une identité, c'est toujours s'aliéner.
Quant à ceux qui n'ont pas peur de se remettre en cause, ils se heurtent à la masse qui s'impose par sa passivité, le chemin le plus facile restant celui de la voie humaine. Ils sont considérés comme des originaux, des marginaux, doux rêveurs puisqu'ils refusent d'être la copie conforme de l'individu citoyen idéal.
Chacun doit pouvoir s'améliorer avec une vraie raison personnelle de vivre en s'épanouissant et en acquérant une vraie sagesse qui refuse : égoïsme, paresse, agressivité, jalousie. Pour se faire, il suffit d'assumer sa liberté et admettre qu'on fait ce qu'on choisit de faire et choisir de manière responsable.
Pourquoi, c'est propos ? Tout simplement pour répondre au rédacteur en chef de notre journal « Képi Blanc », réaction à son article ayant pour thème : « Libres ». Enfin un article sur la liberté du légionnaire, il était grand temps d'oser dire que le légionnaire est un soldat libre de son destin.
Pour l'ancien légionnaire il n'en est pas, malheureusement de même. L'âge venant, il sait qu'il vient d'apprendre en vieillissant qu'il n'est pas immortel et que de la naissance à la mort, ce sont les lois de la nature qui rythment son existence. Les cultures traditionnelles et leurs enseignements pragmatiques le leur rappellent, elles ont été pour lui un modèle de société. Aujourd'hui, pour bon nombre de nos anciens, tout cela n'a plus de sens; seul compte à leurs yeux, le souci de prendre soin de leur santé afin de ne pas avoir à subir la maladie, véritable injustice et horrible destination vers un manque de liberté.
C'est l'été, il fait chaud, les histoires d'hommes se font et se défont sous un soleil de plomb, mais il y a toujours cette main tendue au détour du chemin, ce petit quelque chose qui fait que tout recommence ou tout s'achève…
Nos pensionnaires sont libres, ils ont fait le choix de sortir de l'abandon, de l'oubli, de l'angle mort où leur destin les avait conduits et confinés.
Merci, mon Commandant, pour votre éditorial plein de bons sens.

14 Juillet.

Poème de Marie Quilichini.
Défilé du 14 Juillet  sous un ciel vert et rouge !!!

Fières troupes aux drapeaux tricolores,
De vert et de rouge brodés en lettre d'or,
Voyez leurs têtes hautes ils n'attendent que les ordres.
De régiments divers fiers de tous leurs hommes,
Soldats de la LÉGION, nous vous saluons tous,
D'une pure vision héroïque dans la recherche
constante de votre grandeur.

De vos pures traditions brandissant vos drapeaux,
Aux pas réputés lents du LÉGIONNAIRE,
Ou dans ce défilé tourbillonnent encore,
Les regards d'un peuple émerveillé
 et sous les yeux de votre mère.

Comme une danse à la cadence et de chants admirables
 sur toutes vos tragédies,

A vous LÉGIONNAIRES en ce 14 Juillet nous vous disons merci !!!
Le Mythe est là ! l 'image reste pure et sans tâche .
Comme dans un imaginaire collectif,
Ce 14 Juillet pose un phénomène d'une identification sélective,
Alors cette grande appartenance du Nous !!!...
Devient pour quelques heures leur fierté à Eux!!!......
LÉGIONNAIRES, C 'EST VOTRE DÉFILÉ!!!
Soyez en fiers, en votre mémoire à jamais il restera gravé,
C'est aussi en hommage au sang versé de vos frères,
Qu'aujourd'hui sous un ciel tricolore,
Vous saluerez le respect de l'histoire d'hier...
Votre présence est un grand symbole,
Alors brandissez le drapeau sous les ordres de vos pères,
 Marchez aux chants LÉGION sous le protocole
de la LÉGION ÉTRANGÈRE.


De Marie Quilichini

Raison de vivre ?

Un trou où les plaisirs sont des poisons !
  "Je serais presque inquiet, que se passe t-il, que m'arrive t-il ? j'étais mieux avant, le bien être me serait-il intolérable quand depuis des années j'étais devenu habitué aux situations misérables. J'ai le sentiment qu'il est vraiment trop difficile de se retrouver brusquement sans autre souci que celui de se laisser vivre, c'est presque insupportable…
La misère, c'est une sorte de glissement incontournable, une aspiration, qui vous entraine impuissant dans une noyade marginale, de celle qui vous fait vivoter en marge d'une société indifférente à votre sort… Un trou, où les seules plaisirs sont de vrais poisons: alcool et toutes ses dérives, maladie, paresse, drogue, malnutrition. Pour y échapper, seul l'errance apporte une fragile ébauche passagère de solution. En fait, on s'enfonce  un peu plus dans une position sans lendemain. Alors, il arrive un moment où plus rien n'a réellement d'importance, vivre autrement semble inconcevable, la bascule vient de se faire, vous respirez là où vous êtes, à la recherche d'une petite pièce de monnaie.  Mendicité qui se fait sans complexe à ces personnes venues d'un autre monde qui passe devant vous, sans un regard ou pire : affichent ostensiblement leur mépris. Heureusement, certaines d'entre-elles, contaminées de pitié,  vous accorder leur obole providentielle, un os pour le chien.
Le sentiment de fierté et le besoin de dignité qui, dans une vie antérieure, marquaient ma manière de vivre n'existent plus, je n'ai plus d'autres ambitions et de motivations que celles d'offrir à mon corps fatigué ses litrons de « pinard ». Exercice parfois périlleux compte tenu de la concurrence, mais seule et unique préoccupation qui  m'enlève toutes illusions d'être libre, nourrir mon alcoolisme est mon unique obsession.
Quand il m'arrive de rencontrer ces étranges animaux que sont les humains, certains veulent me venir en aide  et  souhaitent  me « sortir de là », comme ils disent. Je réalise alors toujours et bien vite à leur contact, que leur marché consiste à accepter une insupportable conduite, celle de reprendre ma vie d'avant, celle qui m'a poussé à vivre assis, à regarder circuler les inconnus d'en bas. La loi de la nature est sans concession, je connais même des groupes de jeunes, filles et garçons, qui arpentent les chaussées souvent accompagnés de chiens, pauvres gosses".
Ainsi s'exprime en arrivant au domaine de Vède notre camarade « homme sans nom » que je surnomme « Jean »  .
Il y a 12 ans, "Jean"  quittait la Légion dont il est sorti retraité, après 15 ans de service, une manière très originale de faire des économies en ne touchant pas  un sous à sa retraite…
Notre ami nous explique avec ses propres mots que nous vivons dans un monde du jetable. Comportement ancré dans un système économique dépassé qui ne prend pas en compte les plus faibles. Les villes aujourd'hui, sont les moteurs de l'économie, mais aussi le berceau de la pauvreté, de l'exclusion. Nous ne saurions donner la leçon, ce n'est pas notre rôle, il nous faut rester à notre place, cependant, nous ne saurions ignorer et prendre la position de l'autruche face aux vrais problèmes où sont confrontés nos anciens légionnaires parmi les plus désarmés: violence, santé publique, emploi.
"Jean" a parfaitement conscience de ses faiblesses; il lui reste de changer sa tête, de transformer ses angoisses, conséquences logiques d'une vie étrangère à celle de tout un chacun.
Saint Exupéry ne disait-il pas dans "le petit prince" que: « nous  sommes responsables de l'animal que nous apprivoisons ». N'avons nous pas aussi appris de la vie qu'une chaine, aussi solide soit-elle, risque de casser à l'endroit de son maillon faible ?

Bienvenue chez toi l'Ancien.


Le choix !

Dans tout projet, c'est le désir qu'on réveille...
Le choix :
Le légionnaire est un homme qui a fait un jour un choix de vie à l'inverse de nombreuses personnes qui n'ont pas cette possibilité et qui répètent souvent les mêmes erreurs par le fait qu'ils n'ont pas appris à choisir.
Fort de la maxime qui précise que ce n'est pas ce qu'on fait qui est important mais la manière dont on le fait, « monsieur légionnaire » a compris l'importance de travailler en conscience, d'écouter ses intuitions et d'être plus lucide sur lui-même, de savoir pourquoi il fait les choses. Toute personne qui penserait autrement ne saurait être dans le vrai et ferait montre d'une méconnaissance totale de l'esprit qui anime nos légionnaires.
C'est très bien ainsi, sinon, c'est la vie qui décide, trop de gens ne savent pas ce qu'ils font, ni ce qu'ils refusent, tout leur étant machinal. L'homme en général est trop dans la réaction plus que dans l'action ce qui a pour conséquence de l'empêcher de faire un choix ou de ne pas voir qu'il existe un autre chemin possible.
Tout est remis en question lors de l'engagement légionnaire, il faut se créer des espaces de choix afin d'augmenter les possibilités d'échapper à la fatalité.
Changer son destin avec un engagement à durée déterminé puis « CDI » (Contrat à Durée Indéterminée) pour atteindre la retraite, c'est se libérer du passé et de tous les conditionnements, préjugés, croyances dans lesquels on s'enferme, il y a tant de notions culturelles ou religieuses qui sont en fait, de véritables prisons.
Pour l'ancien légionnaire, celui-ci agit à l'identique dès lors qu'il décide de venir à la Maison du légionnaire, il se demande quel choix doit être son projet de vie en usant de ses atouts, sculptés dans sa tête par l'expérience qui veut  que dans tout projet, c'est le désir qu'on réveille…
Nos anciens savent que toutes les épreuves de leur vie sont misent en place par eux-mêmes et ils savent aussi ne pas en avoir obligatoirement et naturellement conscience. C'est pour eux, un moyen de donner un sens à leur vie. Ils ont appris à leur dépend qu'il est manifestement très difficile de changer le cours des choses si l'on ne se remet pas en question.
L'ancien légionnaire qui se retrouve au domaine de Vède a encore la possibilité d'améliorer son destin, de se découvrir par lui-même, de se poser les bonnes questions en faisant appel à son expérience, à la partie cachée secrètement gardée au fond de sa mémoire et qui fait sa force : Hier l'a enchanté ; voici qu'Aujourd'hui il crée son Demain !
Faisons, cher Ancien, un bout de chemin ensemble sur la route qui mène à l'amitié et n'hésitons surtout pas à dire très haut et fort à nos amis sympathisants qui observent notre destinée, toute l'estime et l'amitié que nous avons pour eux.
 

 

L'Ancien et l'oubli !

Poème de Marie Quilichini.
Ce poème résume assez bien ce qui suit concernant l'article "vieillir", un complément qui tombe à pic et qui nous comble d'aise, merci Marie.

L'ancien et l'oubli…

D'un orgueil au sang à vous en refroidir,
Ayant pour seul souffrance le choix de ne rien dire,
Car LÉGIONNAIRE il fût accroc à tant de dignité,
Toujours à la hauteur des devoirs accomplis,
Et de tant de pudeur devant la maladie.
Adieu jeunesse, adieux à mes rêves
et même à toutes mes maitresses.
J'avais oublié cette merveilleuse amie,
Qui veille sur mon verre , d'un bon cru je vous le dit.
Comme un bon camarade que l'on incruste au corps,
Vous faisant oublier que le monde est sinistre dehors.
Il préfère s'enfuir pour ne pas leurs dire,
Que la pauvreté c'est aussi s'éteindre à petit feu,
Emmenant au fond de lui, l'injustice aux faits de sa vie.
De toutes ses batailles ce LÉGIONNAIRE il fût !!!
Il n'y a pas pire mitraille que de vivre pauvre et à la rue.
La solitude est une compagne et peu en sont dignes,
Et même redoutable quand on vient de cette grande famille.
Alors en tant qu'ancien il écoute,
non de discours inutiles aux respects de ses pères,
Espérant tout simplement d'une main tendue sortir de sa galère.
Car LÉGIONNAIRE il fût aux respects de ses frères.

Marie Quilichini

l'homme en exil

Vivre avec bonheur
Message :
 L'homme en exil est seul à jamais,
Il n'a plus que le sommeil et le rêve,
 En espérant que ces rêves au goût de fruit,
Reviennent à chaque nuit.
Il vit sa solitude,
 Il s'invente une route qui le reconduirait chez lui,
Qu'elle autre route pourrait le conduire à sa maison.
Il réalise que cette route imaginée a été un espoir,
 Une force gigantesque qui l'a tenu en vie jusque maintenant,
Qui a fait que son sang ne se glaçait pas,
 Ses mains gardaient leur énergie.
Il pouvait encore entendre les chants,
Et les poèmes de lointains compagnons d'exil.
Il pouvait à son tour composer,
 Et réciter des chants de tristesse,
 Des poèmes connus de lui seul.
Mais de cet autre exil,
 Qui n'ont été portés par aucun courant,
De l'exil de ceux qui n'ont jamais rien perdu,
Parce qu'ils n'avaient rien engendré,
Des arbres déracinés n'ayant jamais eu de racines.
De cet exil qui en parle,
Qui trouve les mots les gestes les regards,
 Qui font aimer et vivre avec bonheur,
georges

Poème de Marie Quilichini.

Histoire d'une passion déchirante.
Histoire d'une passion déchirante
D'un monde que seuls eux connaissent
De leurs chants empoignants
Ou les murmures de surprises qui suivent
De pure forme d'ombre à l 'image d'une diablesse
De cette grande famille ou couleurs
Et origines de l 'homme sont diverses
LÉGIONNAIRES de tous les temps
De tous les âges ,je m 'incline devant toi tout simplement
Tes yeux me parlent, tes larmes aussi
De tes peines et de tes secrets sans nul désir de reconnaissance
A l 'heure où l'ombre et le mystère
Te plonge dans un rêve salutaire
Dans les profondeurs de ton existence
Tu es un vieux soldat aux jours de tes détresses
En brave LÉGIONNAIRE, tu as combattu fièrement
Tu n'espères plus rien que le respect de ton temps
LÉGIONNAIRE si tu lèves encore la main
Ce n'est pas pour de la pitié ni pour une bouchée de pain
Survivant d'hier, de cette fièvre qui t'étrangle
Toi le tatoué aux bras gonflés de tant de persévérances
Tu survis à travers le temps les yeux rougis d'avoir perdu tes frères
N'espérant qu'une chose à l 'ombre de ton automne
Et de la saison de ton hiver, qui s'annonce et de celle des jours qui t 'emportent
A l'heure ou sonnent les jours éphémères
Tu t'en rejoins alors tes frères à la maison du légionnaire
Sans sanglot ni fanfare tu prends le chemin pour AURIOL...............
Pour des jours anciens et de jours présents
Sans nul magicien pour rehausser les couleurs familières de ton fanion
LÉGIONNAIRES d'aujourd'hui je vous laisse à votre gloire et cela sans farandole
Pour m 'en rejoindre avec espoir tous mes vieux compagnons à la maison d'AURIOL

De Marie Quilichini

Le temps.

Poème de E.H.
La  campagne  s'éveille  doucement,
 Le soleil ne s'est pas encore levé,
Des  bruits  dans  le  lointain,
 Appellent doucement le matin.
 Le temps s'écoule encore lentement,
Le réveil n'a pas encore sonné,
une cloche égrène les heures,
L'œil ne discerne pas encore toutes les couleurs.
 La colline, vient d'ouvrir l'œil,
Un rayon orangé caresse un écureuil.
Les étoiles lentement s'effacent,
La lune se cache sans laisser de trace.
 Le soleil surgit dans le ciel sans nuage,
Il se prépare déjà à aller à la plage.
Un petit chien sort d'un grand bâtiment,
 il s'arrête, lève la tête et écoute le  vent.
Les collines flottent sur un océan de brume,
Les cheminées y laissent quelques traces d'écume.
 Le temps qui s'était arrêté  au cours de la nuit,
 Reprend  Son envol  s'élance et s'enfuit.
La vie trépidante a repris son cours dans la vallée,
Les voitures se pressent à une allure effrénée.
La brume, comme par miracle, s'en est allée,
 La nature, en une nuit, s'est totalement régénérée. 
Un  ancien est sorti du grand bâtiment,
 Il  a  regardé  son  chien  un  moment,
 Puis  il est  allé s'asseoir sur un  banc,
Le regard plein de souvenirs, tourné vers le levant.
 Ici, le temps passe Plus  doucement, 
Surtout  pour  ceux  qui  vivent  en  prenant leur  temps.

A propos du film:

France refuge, terre d'accueil.
En règle générale, il est toujours sage et très positif de prendre beaucoup de recul pour tout événement vous concernant au point  d'imaginer cette affaire  personnelle. Quand il s'agit d'une situation inconnue occasionnée par la réalisation d'un film dans lequel vous êtes dans le scénario : « les enfants de Camerone », il est bon de réussir à faire une critique de spectateur et non pas celle de l'acteur ainsi, devrait être notre comportement vis à vis de ce  qui s'impose d'emblée aux regards des autres.
Que penser de ce long métrage documentaire depuis sa projection aux anciens légionnaires de la Maison, à Auriol le samedi 21 mars 2009 ?
A l'unanimité, ceux qui ont la chance de l'avoir vu, sont enchantés et ils ne manquent pas d'éloges ce que je partage bien volontiers, c'est, à ne point douter, un très bon documentaire sur une imprégnation forte de « l'esprit de Camerone »  aux légionnaires et qui reste, incrustée à jamais, telle une marque indélébile de fabrique, dans la mémoire vive de tout ancien légionnaire.
Ce film est sans concession, eut-il été possible de décrire facilement une telle affiche de film qu'on eût assisté à de la condescendance ?  nul ne pourra dire que ce film a été commandé par la Légion elle-même. L'équipe dynamique de « Quasar-Pictures » pousse la sincérité  des interprétations jusqu'à ce que les acteurs ne jouent plus un rôle mais revivent réellement  leur propre existence. Même dans certaines séquences, se remarque en filigramme l'exploit de réfugier l'interwievé, abattu, fier, nostalgique, dans une tristesse révélatrice. 
Ce film vaut mille mots.
Nos anciens légionnaires ont fait l'expérience dans leur jeunesse d'être légionnaire, ce qui les obligeait à rencontrer le courage, la peur et le désespoir, mais aussi de grandes joies, de grandes satisfactions… Par conséquent, généralement on n'aperçoit que l'extérieur du personnage, ce film a l'impudeur d'exhiber l'intérieur même des pensées les plus intimes de ces aventuriers retraités.
Thoreau a dit un jour : « que la plupart des hommes mènent une vie de désespoir tranquille » ; mais si tel est le cas, ceux qui vivent ces vies ne parviennent pas à oublier.
Les anciens légionnaires d'Auriol, qu'ils soient heureux ou tristes; ont leurs bons jours et les épreuves traversées, par le fait même qu'elles sont quotidiennes et naturelles, s'en trouvent partiellement allégées.
Il va sans dire que ma propre interprétation de la façon dont les « héros » du film se voient eux-mêmes est compromise par la brièveté des contacts avec l'équipe de tournage étalés sur une quinzaine de jours voire moins. Néanmoins, ces instantanés du mode de vie et de penser de nos anciens légionnaires pris sur le vif revêtent une valeur délicate à exprimer. Tout cela devient un exercice périlleux et trop complexe pour expliquer avec de pauvres mots ce qui reste d'une vie remplie de souvenirs divers, de moments douloureux, on n'oublie rien du tout, on s'habitue, c'est tout... Curieusement, tout cela laisse l'impression d'une fausse conscience, ce poids visant à contrebalancer les perceptions et les expériences de nos anciens et nous donne parfois l'outrecuidance de prétendre que nous savons mieux qu'eux ce qui est bon pour eux.
En conclusion, avec un titre taillé sur mesure: " les enfants de Camerone "  ce film reflète rapidement brossé le fil conducteur de toute  vie de légionnaire  exposée dans sa cruelle nudité et qui laisse entrevoir des existences sans demi-mesure,  qui marchandent en échange d'actions généreuses, une contrepartie en accueil de l'étranger, vocation d'une  France refuge, qui se dit terre d'asile où Liberté,Fraternité et Egalité ne sauraient être de vains mots ? Vaste programme, Madame, Monsieur !

 
 
 

message de Georgespapy.

Espoir
je souhaite vous faire part d'un message de Georgespapy plein de sagesse et ce n'est jamais inutile surtout par les temps qui courent. Une véritable bouffée d'oxygène, un bien immense dans ce monde de brutes...

La vie
aussi nous provoque
 afin  qu'on  relève
un nouveau défi.

Un  défi  pour
 nous enrichir, un défi
pour  nous  faire grandir.

De cette provocation, jaillira
une  nouvelle  tâche à accomplir.

Si  un jour un ami  te fait de la peine,
C'est  peut-être  parce qu'il a un problème,
Laisse lui avoir raison car il tient à son opinion.
Respect son avis, car lui aussi veut vivre sa vie.
Attend  sans  dire mot, patiemment  et il
te demandera pardon, en hésitant.

C'est ça la seule et vraie amitié.
Combien de personnes
savent donner et
en retour ne
rien demander.

Cherchez  au  fond
de  son  cœur  combien
 l'amitié à de valeur,
Combien
 la  sincérité  est importante pour
 savoir sourire sans attendre.


Georgespapy


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